Petits trucs de vacances : Avoir une prière courte


Je mets ce petits trucs sous la rubrique « Petits trucs de vacances », parce je suis en vacances aujourd’hui et je peux facilement m’imaginer que vous aussi vous pouvez prendre des petites journées de congé ici et là. J’ai donc envie de prendre le temps de vous parler de prière, ce sera ma façon aujourd’hui de méditer sur la question. Je n’ai jamais prié avant d’en découvrir les bienfaits, mais encore aujourd’hui, je n’ai pas tendance à le faire longuement. Peut-être que ça viendra avec le temps.

La première prière qui me sert à presque toute les sauces est en fait un court extrait tiré de la Prière de Sérénité : « …De changer les choses que je peux…. » Elle est rapide comme l’éclair à réciter intérieurement et elle m’oblige à me demander comment je reçois ou perçois ce qui est en train de se produire et, surtout, comment je vais y réagir. Bien souvent, c’est effectivement, les seules choses que je peux changer. Alors, l’horizon s’ouvre devant moi et tout à coup j’ai le choix de réagir en faisant preuve d’acceptation, de compréhension, d’amour universel, d’écoute et d’ouverture ou de rentrer dans le tas avec tout mon égo, ma colère, ma toute puissance humaine capable d’imposer, d’écraser, de bourrasser, de détruire, etc. Pour moi, ça ne veut pas dire de faire le tapis et d’accepter n’importe quoi, mais plutôt d’utiliser des techniques d’affirmation de soi qui vont me permettre tard le soir de ne pas avoir une difficile 10e étape (moment où l’on fait notre introspection de la journée) qui sera chargée de mauvais sentiments et d’événements malheureux. Je peux donc me choisir dans le calme et l’amour de mon prochain sans avoir heurté tout un chacun sur mon passage. Je reviendrai sur des techniques d’affirmation dans une prochaine chronique, c’est important pour nous et pour les autres de pouvoir énoncer ce qui ne nous convient pas de façon efficace et constructive.

Quant à ma 2e prière favorite qui est également celle que je récite matin et soir. Je me considère comme une personne occupée et je ne prends pas de 10-15 minutes de prière. Il me faut donc une prière percutante qui se fait en un tour de main. Bref, je consacre un ou deux moments conscients dans ma journée qui me rappellent que ce n’est pas moi qui « drive » le show et que je ne l’ai jamais fait d’ailleurs même si j’en avais l’illusion. Il s’agit de la prière de la 10e étape : « Que dois-je faire pour Vous servir le mieux possible, pour que Votre volonté soit faite et non la mienne ? » Ça change toute la perspective du sens de ma vie. Ma seule responsabilité est demeurée dans un état d’esprit positif, d’être attentive à mon prochain et de faire ce que je dois faire au bon moment. Cela ne signifie pas que mon petit caractère ne se manifeste pas et que je suis toujours zen comme un moine tibétain. Oh non! Je perds encore les pédales régulièrement, je procrastine bien plus que je le devrais, je « bitch » encore trop souvent et j’impose ma façon de voir les choses quand je pense que je détiens la vérité. Mais je le fais de moins en moins fréquemment et de façon moins intense aussi ce qui somme toute est une belle amélioration en soi. De plus, je ne m’assoie pas sur mes lauriers comme on dit dans le texte du Gros Livre à la page 96, je veux devenir une meilleure personne chaque jour et pour se faire, je dois me garder en forme spirituellement. Ainsi, chaque jour où je ne sombre pas dans ces comportements en est un où je m’éloigne de la bouteille parce que je ne me rends pas prisonnière de la honte, du ressentiment ou de la peur des représailles.

Cette prière m’aide aussi à accepter l’inévitable : la mort, les accidents, les séparations. À l’intérieur de moi, je sais maintenant qu’il s’agit là de fatalité et que tout arrive pour une raison. Je peux donc avoir confiance sachant que des jours meilleurs sont devant moi et que pour l’instant, je dois accueillir ma peine le plus sereinement possible et m’accrocher aux beaux souvenirs laisser derrières par ces événements.

Par cette prière, je prends aussi conscience que je suis riche et sachez que tout est relatif ici quand j’emploi ce mot. Nulle part, je n’ai jamais lu que le mot riche se définit par un nombre de possession ou un chiffre dans un compte en banque. On parle de fortune, de prospérité, d’abondance. Tous des mots qui ne réfèrent pas plus à des chiffres précis. Si bien que je dis souvent cette phrase à mon fils : « On est riche hein?! » Et je définis ma propre richesse de cette façon : « On a une belle relation harmonieuse ensemble ainsi qu’avec notre famille et nos amis. On vit dans une belle maison sécuritaire, on a de la bouffe à tous les repas, on a une bagnole pour se déplacer, on a le temps et les moyens d’avoir des loisirs. J’ai un travail que j’aime et qui me le rend bien. Mon gars a accès à l’éducation afin d’obtenir un emploi valorisant à son tour plus tard. » C’est fantastique de réaliser, de voir tout ce qu’on a. Perso, ça me donne des frissons chaque fois que je prends le temps de m’y attarder. Je vous suggère de faire l’inventaire des richesses qui vous entourent et pour tout ce que nous n’avons pas, je nous suggère de laisser le soin à notre Dieu de décider si nous en avons besoin ou non pour vivre une vie remplie de belles expériences humaines.

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